background

Mieux connaître
le CESAP

 

En savoir plus

Etablissements et

Services

 

En savoir plus

CouvCat2019

Se former avec
CESAP Formation,
Documentation,
Ressources

En savoir plus




Colloque Unesco

L’établissement les Cerisiers a eu l’honneur d’être sollicité  par l’Association des Paralysés de France pour intervenir lors du colloque : «  Le corps émoi : La place du corps dans les pratiques professionnelles auprès des personnes handicapées » qui a eu lieu du 30 Janvier au 1er Février 2013, au Palais de l’UNESCO à Paris.

Ce fut l’occasion pour notre EME de mettre en avant une des approches pédagogiques spécialisées : la stimulation basale que nous mettons en avant dans notre établissement. Cette approche conceptualisée par Andres Fröhlich, pédagogue spécialisée allemand et chercheurs, vise à mettre en place des conditions favorables pour rencontrer la personne polyhandicapée dans sa réalité sensorielle, psychique et corporelle.

La stimulation basale : regards croisés et support de rencontre

 

Pour cette présentation de l’approche de la stimulation basale d’Andreas Fröhlich, nous avons souhaité l’illustrer à travers notre expérience professionnelle au sein de l’institution où nous exerçons. Dans un premier temps, nous allons vous présenter brièvement les « Cerisiers », l’approche de la stimulation basale, et montrer l’importance de la transdisciplinarité dans ce concept.

 

I/ Les Cerisiers : L’établissement « Les Cerisiers » est une structure dépendante de l’association « CESAP » (Comité d’Etudes, d’Education et de Soins Auprès des Personnes Polyhandicapées). Nous sommes situés à Rueil-Malmaison (92) et notre établissement regroupe deux services : un externat et un SESAD. Notre présentation concerne le travail accompli sur l’externat.

 

L’approche de la stimulation basale a toujours été très présente aux Cerisiers. Diverses professionnelles ont eu l’occasion de suivre la formation individuelle. Mais en 2010, notre direction a fait le choix de former la majeure partie de l’institution, convaincue que les bénéfices d’une telle approche sont davantage profitables aux enfants dans une dynamique commune.

 

II/ Présentation de l’approche : L’approche remonte aux années 70. L’auteur Andreas Fröhlich était à l’époque professeur de pédagogie spécialisée en Allemagne. Dès le départ, il a été motivé par la croyance que tout être humain avait droit à une éducation, même s’il est porteur de handicap. A la suite de diverses recherches, il a développé l’approche de la stimulation basale qui vise à aider la personne à se découvrir elle-même ainsi que son propre corps par des propositions sensorielles. La stimulation basale s’appuie sur la perception et le mouvement comme constructeur du Moi.

 

Dans son approche, Andreas Fröhlich fait essentiellement référence à trois domaines de perception : le somatique, le vestibulaire et le vibratoire. Ces trois domaines sont en constantes interactions.

 

  • La perception somatique : elle comprend la perception par la peau, la musculature et les articulations. Elle est en lien avec le système tactile et le système proprioceptif. La proprioception sr définie comme une coordination des signaux issus de la sensibilité profonde et des signaux issus des flux sensoriels. C’est ce qui permet de renseigner de la position d’un membre dans l’espace. Il existe deux modalités proprioceptives : la statésthésie (en statique) et la kinesthésie (en mouvement). Le capteur de cette perception est l’ensemble de l’enveloppe corporelle, c’est-à-dire la peau. La perception tactile est efficiente dès la vie intra-utérine. Dès la naissance, l’enfant perçoit différentes sensations comme la chaud / le froid… Le toucher est important car il est vecteur d’émotions et de construction psychique.

 

 

  • La perception vestibulaire : le système vestibulaire est composé de récepteurs situés dans l’oreille interne, dans les muscles du cou, au niveau des appuis plantaires et de la vision. Ce système est mature dès la vie intra-utérine. Il est nourri tout au long de la grossesse par les mouvements du corps de la mère mais aussi par les propres mouvements de l’enfant. Le système vestibulaire renseigne sur l’équilibre statique et dynamique du corps. Avec ce type de stimulation nous proposons des expériences telles que les modifications de position dans l’espace, les bercements rythmés, les mouvements de monter et descendre, les rotations…

 

 

  • La perception vibratoire : elle est en lien avec le système auditif et le système tactile. Elle permet notamment de faire découvrir à la personne son squelette, un des éléments porteurs du corps.

 

 

Cette approche permet donc à travers ces trois domaines de perception de renouer avec les premières expériences vécues dans la vie intra-utérine.

 

Comme l’indique l’auteur dans son livre, il ne s’agit ni d’une méthode ni d’une technique mais d’une approche réfléchie qui préconise des stimulations intensives et globales des personnes lourdement handicapées. Cette approche s’oriente en fonction des principes humains fondamentaux. Il est primordial de respecter la personne dans sa globalité, en fonction de sa réalité du moment, de ses possibilités, de ses désirs et de ses limites. Il ne s’agit pas de proposer des activités stéréotypées et de procurer des sensations, il s’agit d’évaluer la situation individuelle, de respecter la disponibilité et le rythme de la personne.

 

La personne polyhandicapée est carencée dans ces trois domaines de perception. C’est en cela que l’approche de la stimulation est appropriée.

 

Nous-mêmes, bien portants, nous pouvons en quelques minutes vivre l’expérience de cette carence.

 

           

 

III/ Regards croisés sur l’approche :

 

Aux Cerisiers, il a été décidé que les personnes ressources sur l’approche de la stimulation basale seraient une psychomotricienne et une éducatrice formée à la stimulation basale.

 

La psychomotricienne s’inscrit dans cette approche carla psychomotricité est un concept qui s’appuie sur la notion d’unité de l’être humain où corps, motricité, intelligence et affectivité forment un tout indissociable. La psychomotricité s’appuie également sur des grands concepts comme l’organisation spatio-temporelle que l’on retrouve dans l’approche de la stimulation basale.

 

La stimulation basale nous fait revisiter chaque instant de rencontre au quotidien au niveau institutionnel. Concrètement, nous organisons des ateliers dans lesquels nous essayons de distinguer les domaines de perception : le somatique (percevoir son corps par le toucher, la pression, la température), le vibratoire (percevoir des ondes sonores, la stabilité du corps) et le vestibulaire (percevoir son corps en mouvement, les changements de position).

 

A travers les fondamentaux de l’approche et avec le souci d’être toujours dans la rencontre avec l’autre, la stimulation basale nous a aussi beaucoup interrogé sur les conditions d’accueil de l’enfant polyhandicapé.

 

-         L’aménagement de l’espace : A plusieurs reprises, nous avions tous pu nous rendre compte combien être en grand groupe (dix enfants et quatre adultes) pouvait induire des comportements très particuliers chez certains enfants : enfermement dans le sommeil, déambulations, accentuation des stéréotypies…

 

Par contre, lorsque les enfants étaient moins nombreux dans le groupe de vie, qu’il y avait moins de passage et de bruit autour d’eux, ils étaient davantage éveillés et plus propices aux échanges. Nous observions les mêmes comportements lors des ateliers.

 

Toutes ces observations nous ont amenées à revoir l’aménagement de l’espace et le rythme des enfants au sein du groupe. Les ateliers ayant principalement lieu le matin, les enfants étaient souvent en petit groupe. Ce sont les après-midi qui posaient le plus de soucis. De 11h00 jusqu’au départ des enfants, soit 16h30, nous nous retrouvions tous ensemble – excepté quelques enfants ayant des prises en charge en individuel - dans soixante-dix mètre carrés divisés en deux salles principales qui servaient : de salle à manger, de salle de sieste, de salle de jeux, et de salle d’ateliers.

 

Ces aménagements du temps et de l’espace ne correspondaient pas à ce qui nous voulions offrir aux enfants. Cela laissait peu de possibilités de mouvements : les enfants qui se déplaçaient en marchant ou par un autre mode de locomotion, étaient limités car ils risquaient à tout moment de trébucher sur les enfants installés au sol ; et ceux qui ne se déplaçaient pas seuls où qui avaient besoin de repos, étaient installés au sol, encerclés et protégés des autres par des barrières de sécurité. Mais toutes ces précautions n’avaient aucun effet sur la nuisance sonore. On peut faire le lien avec André Bullinger[1] qui définit les flux comme étant un apport continu et orienté d’un agent susceptible d’être détecté par des capteurs. Il rappelle l’importance pour l’enfant de gérer lui-même le dosage des stimulations qu’il reçoit, sinon nous sommes dans l’hyperstimulation.

 

Dans son ouvrage, Andreas Fröhlich[2] parle de l’intérêt d’alterner les périodes de repos et les périodes d’activité des enfants. Il parle de l’importance pour des personnes lourdement handicapées de « vivre l’espace » au risque d’observer chez elles des attitudes de repli et d’enfermement, ou encore d’autostimulation. Vivre l’espace, c’est pouvoir offrir aux enfants des conditions favorables pour se déplacer librement dans des espaces adaptés. L’aménagement de l’espace se fait en fonction des besoins de l’enfant, de là où il en est dans son développement psychomoteur et de ses compétences. Il faut également prendre en considération les réalités proxémiques, c’est-à-dire les distances adaptées socialement à chaque situation, afin d’éviter les situations de surpeuplement générant agressivité et conflits entre enfants ou entre adultes.

 

L’aménagement de l’espace doit permettre à l’enfant d’évoluer dans un sentiment de sécurité affective stable afin de vivre des expériences variées, d’explorer l’environnement proche, d’aller à la rencontre de l’autre… Les repères spatiaux sont importants: la stabilité affective va s’étayer sur la stabilité matérielle.

 

Rappelons que le premier espace vécu par l’enfant vit est son propre corps. L’espace, c’est aussi la distance, ce qui sépare le Soi du Non Soi, l’autre, l’objet. C’est le support de la relation et de la communication.

 

Après avoir évalué le contexte en équipe, il nous a semblé nécessaire de repenser l’aménagement de l’espace. Pour favoriser un cadre de vie accueillant et sécurisant, nous avons imaginé des temps en grands groupes alternés par des temps en sous-groupes. Cela est possible dans la mesure où il existe une porte coulissante entre les deux salles.

 

Concrètement, après la sieste et les changes de l’après-midi, nous scindons le groupe en deux. Le choix des enfants se fait en fonction de leur humeur et de leur désir du moment. Au sein des deux groupes, soit l’adulte est au sol avec les cinq enfants pour jouer (jeux de ballons, chansons, contes…) soit nous laissons les enfants jouer et se découvrir librement sans trop de contraintes environnementales. Certains enfants se saisissent de ce temps pour vocaliser, échanger entre eux…

 

Au niveau sonore, on note une réelle amélioration. L’ambiance est plus sereine, calme et propice aux échanges. Etre en petit groupe nous permet une proximité avec les enfants et répondre de manière plus ajustée à leurs demandes. Dans cet environnement, les enfants s’autorisent davantage à nous interpeler. De même les enfants qui vocalisent peu et très lourdement handicapés, nous surprennent à nous « appeler » en nous cherchant du regard.

 

-         La salle sensorielle : Comme décrit ci-dessus, nos salles de vie sont continuellement aménagées en salle à manger pour le repas, en salle de repos pour la sieste, et en salle de jeux le reste du temps.

 

Difficile pour des enfants de se repérer dans des espaces si malléables même s’ils nous surprennent par leur capacité d’adaptation.

 

Certes, nous restons vigilantes à toujours mettre le matériel au même endroit dans chaque situation, certes l’espace a été réaménagé, néanmoins certaines difficultés persistaient. Nous avons alors tenu il y a deux ans à rendre viable et fonctionnelle la petite pièce attenante aux deux salles de vie, et qui servait auparavant de rangement. Nous voulions que cette salle ne soit pas soumise aux changements et reste libre d’accès tout au long de la journée.

 

L’idée d’une salle sensorielle nous est venue à l’unanimité. Dans les différents espaces que nous avions aménagés dans le groupe, il manquait le coin ‘’repos’’. Dans son ouvrage principal, Andreas Fröhlich parle d’espace de ‘’retrait’’ : « l’expérience consciente de la socialisation, (…) n’est possible que si la solitude et la tranquillité peuvent aussi être expérimentés consciemment. »[3]. Tout comme le jeune enfant a besoin à un moment donné de se blottir dans les bras de sa mère, ou de s’enfermer tranquillement dans sa chambre, les enfants polyhandicapés doivent aussi dans une journée pouvoir vivre l’expérience du ‘’retrait’’.

 

Pour la mise en place de la salle sensorielle, nous nous sommes inspirées des travaux de l’auteur. Pour lui, la raison financière ne peut pas mettre à mal ce type de projet. Une salle sensorielle peut aussi se créer exclusivement d’éléments naturels. En équipe pluridisciplinaire, nous avons réfléchi sur l’aménagement concret de la pièce en y intégrant le matériel déjà existant (fibres optiques et projecteur). Beaucoup d’idées ont fusées, et le résultat final est le suivant :

 

  1. un grand tapis est installé au sol avec des coussins de diverses textures et rembourrages,
  2. nous avons conçu un grand mobile. Il est suspendu au plafond et se présente sous forme de triangle en trois dimensions. Chaque face a été décorée différemment de sorte que les enfants puissent toucher les diverses matières (dur, mou, doux, rugueux…). Pour changer la face, il suffit de faire pivoter le mobile. Un système de poulie permet de le descendre jusqu’à la hauteur des enfants installés au sol,
  3. sur certaines étagères, on y trouve des boîtes avec des huiles essentielles, d’autres avec des aliments secs à goûter (chips, fruits secs, bonbons…). Pour les enfants qui mangent mixé ou par sonde, nous leur proposons les mêmes aliments à l’intérieur d’une compresse humidifiée.
  4. sur d’autres étagères, sont installés des livres. Certains sont tactiles : en relief, en braille…
  5. nous avons confectionné des plaques tactiles qui s’encastrent les unes sur les: avec des bouts de paillasson, une plaque de fer (pour la sensation de froid), un miroir, une plaque de liège… Les enfants peuvent marcher dessus, se déplacer à quatre pattes, les toucher avec les différentes parties de leur corps.

 

Dans cette salle, nous travaillons parfois par thème. Par exemple, au moment de l’automne, nous allons en forêt chercher tout ce qui se rapporte au thème et nous les intégrons dans la salle sensorielle.

 

Nous n’avons été vigilantes à ne pas reproduire de la sursimulation. Quand les enfants veulent se reposer, rien ne leur est proposé. Cependant, ils peuvent se servir eux-mêmes. A part les boîtes d’huiles essentielles et celles du goût, tout est accessible. Il nous arrive parfois de tout retirer afin d’offrir aux enfants un espace de pure détente.

 

Du fait de l’exiguïté des locaux, nous avons également pensé à utiliser cette pièce plus contenante pour certains ateliers comme ceux axés sur les sens. Les enfants y sont librement invités, et participent ou observent s’ils le souhaitent. Cette salle est également utilisée par les psychomotriciennes de manière régulière ou exceptionnelle.

 

Après quelques mois d’expérimentation, nous sommes assez satisfaites de la fonctionnalité de la pièce. Les enfants l’ont bien repérée, et semblent apprécier l’enveloppe qu’elle offre.

 

La création de cette pièce, ainsi que l’aménagement de l’espace en sous-groupe ont eu un effet positif chez tous les enfants. Nous observons moins de comportements agressifs et stéréotypés chez eux. Ils nous paraissent plus sereins.

 

Toutes les réflexions autour de l’aménagement de l’espace   ont créé une dynamique chez chacun d’entre nous. Une dynamique positive que les enfants ressentent. L’organisation antérieure ne nous convenant pas non plus, les enfants très sensibles à l’ambiance et aux émotions, devaient ressentir notre insatisfaction. Aujourd’hui, grâce à ce travail de partenariat, nos conditions de travail et d’accueil des enfants sont meilleures.

 

- Le temps d’intégration : Une autre préoccupation est née : la question du temps d’intégration / d’assimilation (concept piagétien par lequel un enfant intègre ce qui est nouveau). En dépit de nos aménagements, certains enfants semblaient encore sur-stimulés dans la journée. Pour certains, les ateliers et prises en charge paramédicales s’enchaînent, avec pour seul moment de répit le temps du repas. Qui n’en est d’ailleurs pas un : certains enfants doivent faire face par exemple à la gestion des troubles de la déglutition, d’autres nécessitent une concentration importante pour ce moment qui est aussi un temps d’apprentissage : mettre la table, attendre son tour pour se servir…

 

Ils sont très sollicités au niveau paramédical, médical, et éducatif tout au long de la journée. Cette surcharge modifiait leur comportement : repli, surexcitation, difficulté relationnelle… Observation partagée par l’ensemble des professionnelles qui notaient une fatigue importante chez les enfants et un niveau d’attention et de concentration moindre.

 

Avec toutes ces propositions qu’intégraient-ils ?

 

Dès la rentrée scolaire suivante, fortes de nos constatations, nous avons décidé de laisser au moins 30 minutes de battement entre chaque atelier / prise en charge. Ainsi, un enfant n’enchaîne plus une séance de kinésithérapie après une séance de peinture…

 

Par ailleurs, nous avons également limité les prises en charge paramédicales durant les repas permettant ainsi un vrai temps de convivialité. Cela permet aussi de structurer le temps : c’est le moment du repas et rien d’autre ! Nous évitons ainsi de solliciter les enfants dans différents domaines sur un même temps: ex : une prise en charge de kinésithérapie alors qu’on a annoncé le temps du repas. Ainsi normalement, entre 11h45 et 12h45, aucun enfant n’a de suivi paramédical.

 

  1. CONCLUSION

 

 

En conclusion, nous souhaitons souligner l’importance et la richesse du travail en équipe que nous effectuons. Il reste certes encore beaucoup à faire, mais aujourd’hui nous travaillons davantage en équipe, dans un esprit de globalité. Il y a davantage de transparence dans nos pratiques, ce qui laisse des ouvertures propices aux échanges dans les projets institutionnels et ceux des enfants.

 

La formation en intra de la stimulation basale nous a été bénéfique à tous. C’était la première fois que nous avons toutes été concernées en même temps par le même sujet. De là est né un travail de partenariat entre chaque professionnel.

 

Un des fondements de l’approche de la stimulation basale c’est le profond respect de l’autre. Andreas Fröhlich parle de l’importance de toujours interroger notre manière d’agir et nos objectifs afin que  nous trouvions « la voie vers une nouvelle qualité de la relation. A travers un travail d’équipe pensé et organisé en faveur des besoins des personnes accueillies. »[4]

 

Une citation d’Andreas Fröhlich résume assez joliment l’aventure humaine que nous vivons aux cotés des personnes polyhandicapées :

 

« Les personnes polyhandicapées ont attiré notre attention sur l’existence d’une humanité commune, de besoins communs, de détresses et de soucis communs, mais également sur le privilège d’une expérience et d’un plaisir commun. » [5]

 

Pour conclure, rappelons que cette approche n’est pas une méthode mais qu’il faut l’envisager comme une philosophie de vie allant bien au-delà du handicap. Le respect de l’autre est affaire de tous.

 

Céline MARINHO BLET, psychomotricienne du Cesap « Les Cerisiers »

 

Dalila CHIBANI, éducatrice du Cesap « Les Cerisiers »

 

 

[1] A. Bullinger, Le développement sensorimoteur et ses avatars, France, éd. ERES, 2007

 

[2]A. Fröhlich, La stimulation basale. Le concept, suisse, éd. SZH/SPC, 2000.

[3]A ; Fröhlich, op., cit., p. 126

[4]J-M.Chauvie, M. Pedrazzi, V. Péquignot, M. Gagnebin, A. Baecher, J’aimerais que l’on évalue ensemble mes besoins pour améliorer mon quotidien. Une démarche centrée sur les personnes polyhandicapées. Lucerne, Ed. SZH/SPC, 1997, p. 6.

[5] A.Fröhlich, A.M. Besse, D. Wolf, Des espaces pour vivre. Education et accompagnement des personnes polyhandicapées en Europe. Lucerne, 1994, p. 8 ;

 

 

BIBLIOGRAPHIE


 

J-M.Chauvie, M. Pedrazzi, V. Péquignot, M. Gagnebin, A. Baecher, J’aimerais que l’on évalue ensemble mes besoins pour améliorer mon quotidien. Une démarche centrée sur les personnes polyhandicapées. Lucerne, Ed. SZH/SPC, 1997.

A.Fröhlich, A.M. Besse, D. Wolf, Des espaces pour vivre. Education et accompagnement des personnes polyhandicapées en Europe. Lucerne, 1994.

A. Fröhlich, La stimulation basale. Le concept, suisse, éd. SZH/SPC, 2000.

A. Bullinger, Le développement sensorimoteur et ses avatars, France, éd. ERES, 2007

 

 

Actualités des établissements

Connexion